L’origine du charolais

Il existe plusieurs théories concernant l’origine de la race charolaise. Selon l’une d’elles, le charolais descendrait de bêtes que les seigneurs de Damas auraient ramenées des Croisades. L’autre hypothèse fait remonter la race charolaise jusqu’au jurassique.

La race charolaise reste dans la vallée de l’Arconce, ses terres d’origine, jusqu’à la fin du 18ème siècle. On assiste d’ailleurs au fil du temps à une plus forte spécialisation de la région dans l’élevage et l’embouche. Lors de la grande famine du début des années 1800, les cultures et les forêts laissent place aux pâturages. La politique restrictive des régions alentours, qui conduit à la raréfaction des prairies, profitent au Brionnais et au Comté de Charolles, où l’on peut laisser paître ses bêtes sans contrainte. C’est dans les régions charolaise et brionnaise que l’on engraisse le plus de bœufs pour l’ensemble du pays. Ce phénomène s’intensifie encore plus avec le développement des routes, conduisant significativement à l’essor de la région.Bovidae_Aubrac_cattle_19-12-2003

À la fin du 18ème siècle, Claude Mathieu, éleveur dans le Brionnais, emmène son troupeau près de Nevers dans la région de la Nièvre. Désireux d’agrandir son cheptel, il métamorphose des sols argilo-calcaires hostiles en de vastes prairies permettant de faire paître des bœufs blancs en grande quantité. Il est rapidement rejoint par d’autres éleveurs originaires du Brionnais qui viennent s’établir dans la région nivernaise. Certains s’aventurent même jusqu’à Paris afin de vendre leurs bêtes. La race charolaise, qui présente de qualités exceptionnelles aussi bien pour le travail que pour la viande, supplante au fur et à mesure du temps les autres variétés.

Dans les années 1820, la race charolaise commence à prospérer, du fait de ses qualités en tant qu’animal de trait, dans les régions du Centre, où les cultures sont importantes. C’est également à cette même époque que se développent de nouveaux moyens de sélection, qui conduisent à nourrir intensément les bêtes, et ce, avec des nourritures toujours plus riches. Les bœufs reproducteurs sont également triés, la préférence allant à ceux présentant une poitrine et un bassin amples, des membres courts, ou encore un poil brillant.

Related Posts

Add Comment