L’expansion de la race charolaise

Dans les années 1950, on attache de plus en plus d’importance à la sélection, avec pour objectifs l’amélioration de la conformation et le développement des masses musculaires. On vise notamment à accentuer la profondeur de la poitrine, tout en conservant des bêtes courtes sur pattes mais capables de gambader dans de vastes pâturages. En montrant aux éleveurs les caractéristiques du standard, les concours contribuent fortement à l’évolution de la race charolaise. Le Herd Book renforce cette tendance en inscrivant uniquement les bêtes répondant aux critères du standard.640px-Vache_race_charolaise

Celle-ci gagne petit à petit les régions alentours, l’Anjou, la Charente et le Poitou, le nord et le sud-ouest du pays, ainsi que les montagnes. Puis, comme on apprécie de plus en plus la race charolaise pour sa croissance et sa valeur bouchère, on assiste à un tournant dans l’évolution de la race, la sélection de faisant de plus en plus sur des critères de qualité de robustesse et de viande. Cette race d’exception, que l’on retrouve sur quasiment l’ensemble du territoire français, tant comme race pure que comme croisement, est devenue la race allaitante numéro un de France.

À l’étranger, elle réussit à détrôner les races britanniques dès le XIXème siècle du fait de sa viande plus maigre et de ses aptitudes à l’engraissement. Un organisme, le Syndex, est même chargé de développer l’élevage de la race charolaise à l’étranger. L’expansion commence par l’Italie qui achemine des vaches charolaises vers ses ateliers d’engraissement. À partir des années 1950 et 1960, le développement gagne l’Espagne, le Portugal, le Royaume-Uni, l’Irlande, les pays d’Europe de l’Est, l’URSS et les pays scandinaves. Les bêtes sont la plupart du temps croisées avec des animaux locaux dans le but d’augmenter le poids des veaux des vaches laitières.

Durant les années 1970 et 1980, on assiste au sein même de la France à une autre vague d’expansion de la race charolaise qui gagne fortement la Bretagne, la Normandie et la Lorraine. Actuellement, on élève des charolaises sur tout le territoire français hormis la région parisienne et la Côté d’Azur.

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